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La politique d’accueil de la PE vue par le Sénat, quelle conclusion ?

29 août 2014

Le Sénat et les professionnels de la Petite Enfance

Le Sénat a rendu public en Juillet, un rapport qui souligne à la fois, le manque de coordination des acteurs politiques dans l’accueil de la PE, et la disparité des offres d’une région à une autre.

Les principales recommandations à retenir

1.Impliquer les acteurs locaux. Le Sénat préconise de décentraliser davantage la gestion des EAJE, pour permettre aux élus locaux (maires et présidents des conseils généraux) de s’impliquer dans la politique définie par l’Etat et la CNAF (Caisse Nationale d’Allocations Familiales).

2.Uniformiser les modes de gestions des structures d’accueil. La sénatrice du Haut-Rhin, Patricia Schillinger, propose de dissocier les fonctions administratives et pédagogiques. En effet, l’externalisation de la gestion administrative et financière permettrait de regrouper les achats et de réduire les coûts.

3.Valoriser les assistantes maternelles. Le Sénat recommande de renforcer leur formation, qui jusqu’à maintenant est « financée par les conseils généraux à hauteur de 120 heures ». En valorisant ainsi la filière d’assistantes maternelles, l’Etat préserverait ainsi l’accueil individuel des enfants.

4.Mettre en place un système de paiement à l’avance. Pour une meilleure gestion, le Sénat souhaite instaurer le paiement à l’avance par les parents et de verser directement aux assistantes maternelles, les aides versées aux parents.

Qu’en pensent les professionnels de la Petite Enfance ?

D’après certains acteurs du secteur, ce rapport s’appuie toutefois sur un certain nombre de contresens et de caricatures :

Les contrats à l’heure. Le Sénat souligne en effet que « les familles se voient […] proposer majoritairement un accueil à temps complet, alors que leurs besoins seraient mieux satisfaits par un temps partiel plus personnalisé ». Pourtant, avec la Prestation de Service Unique (PSU), les structures d’accueil sont dans l’obligation de proposer des contrats à l’heure. Ces derniers étant eux-mêmes décrits comme néfastes, à la fin du rapport, car ils transformeraient « les crèches en hall de gare ».

Le coût des places en maternelle. Le Sénat s’oppose également à la création de 75000 places en maternelle (pré-scolarisation) pour les enfants de 2 ans, car une place en maternelle serait plus coûteuse qu’en crèche. Or, selon l’Observatoire national de la petite enfance, une place en maternelle coûte 5 246 €, contre 14 000 € en crèche.

L’application uniforme des directives sur le plan National. Selon le rapport, les orientations de la politique d’accueil de la Petite Enfance sont appliquées uniformément en France. Or, justement, cette politique vise à donner plus et à associer davantage les acteurs locaux, là où les besoins sont les plus importants.

Certaines observations du rapport semblent également loin de la réalité en ce qui concerne les normes d’hygiène trop contraignantes pour le personnel ou encore l’hypothèse selon laquelle chaque EAJE gère librement ses achats, sans centralisation.

Sources :
ASH n° 2871 – Août 2014
lagazettedescommunes.com – Michèle Foin – Juillet 2014

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