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La présence des parents essentielle au développement cérébral des jeunes enfants !

30 novembre 2015

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Une équipe chinoise identifie par IRM des différences structurelles dans le cerveau chez les enfants privés de soins parentaux sur une période prolongée. On constate que le volume de matière grise est plus important dans certaines zones, en particulier celles associées à la mémoire et au rappel.

Les chercheurs rappellent que des volumes plus importants de matière grise dans un cerveau en développement, peuvent être le reflet d’une taille ou d’une maturité insuffisante de celui-ci. Cela suggère par conséquent que la privation de soins parentaux peut retarder le développement du cerveau ou modifier la trajectoire de son développement. En général, cette observation est corrélée de manière négative au QI. Ces conclusions, présentées à la réunion annuelle de la Radiological Society of North America, suggèrent par conséquent que l’absence de soins parentaux sont nuisibles sur le cerveau.
L’équipe de l’université du Si Chuan (Sud-Est de la Chine) a étudié via IRM les effets de l’abandon du jeune enfant sur une période prolongée sur 38 enfants, filles et garçons, âgés de 7 à 13 ans. Comparés à une trentaine d’enfants « témoins » ayant vécus avec leurs parents, l’analyse montre chez les enfants abandonnés dans leur jeunesse :

- Des volumes de matière grise plus élevés dans plusieurs zones du cerveau, en particulier dans les zones impliquées dans la mémoire, l’émotion, le rappel de données et l’encodage. (l’encodage est la capacité à acquérir de nouvelles informations en provenance de nos sens comme la vue, le gout, l’odorat etc …)

- De la matière grise dans les zones généralement liées de manière négative au QI.

Cependant, chez ces jeunes participants âgés de 7 à 13 ans, ces volumes excessifs de matière grise ne semblent pas avoir impacté leur QI, car les scores des deux QI sont plus ou moins similaires. Mais la détérioration du QI par la matière grise aurait tendance à se réaliser par la suite. Pour ces enfants, les chercheurs conseillent des interventions de soutien spécifiques.

 

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Sources : https://www.santelog.com/news/petite-enfance/developpement-l-absence-des-parents-affecte-le-cerveau-de-l-enfant_15012_lirelasuite.htm#lirelasuite

 

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2s réponse à “La présence des parents essentielle au développement cérébral des jeunes enfants !”

  1. Commentaire créé par Valérie Desroy le Dec 1st 2015 at 12 h 08 min: Répondre

    Depuis longtemps nous savons que la qualité des soins parentaux ont un impact sur le développement de l’enfant (Spitz, Bowlby…). Ces constations ont été confirmées par l’apport récent des neurosciences affectives (Catherine Gueguen notamment). Mais rien n’est dit quant à la qualité des soins apportés par les substituts parentaux qui prennent en charge ces enfants. Et c’est pourtant essentiel. L’expérience de l’institut Pikler-Loczy (à Budapest) montre que les enfants pris en charge par cette institution où tout est pensé, réfléchi pour l’enfant, peuvent se développer dans de bonnes conditions et sont capables à l’âge adulte de s’inscérer dans la vie et de construire des relations sociales satisfaisantes. Je vous invite à vous pencher sur cette pédagogie, philosophie toujours au goût du jour mais malheureusement menacée de disparaitre pour des raisons économiques. S’il est difficile d’agir sur la qualité des soins parentaux, nous pouvons intervenir pour que la qualité des soins de substitution proposés à ces enfants leur permette de s’épanouir dans de bonnes conditions.

    • Commentaire créé par Crèchemploi le Dec 1st 2015 at 16 h 39 min: Répondre

      Merci d’avoir réagi, je me permet de poster ce commentaire sur notre forum.

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