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Le langage des signes pour bébés

13 juin 2016

Little naughty boy misbehaving

Un phénomène a tendance à se déployer au sein de certaines crèches. Depuis plusieurs mois maintenant, de nombreuses structures se mettent au langage des signes. Les auxiliaires de puériculture et éducatrices de jeunes enfants parlent aux enfants, et accompagnent certains mots de signes.

Pourquoi pratiquer la langue des signes avec des bébés qui entendent correctement ? Quels sont les apports pour les parents et pour les bébés ?

La langue des signes pour bébés, même s’ils ne sont pas malentendants est en pleine croissance dans les crèches, notamment dans le réseau ‘La Maison Kangourou’. Des associations comme Signes2mains ou Signes avec moi, par exemple proposent même des ateliers aux parents pour communiquer avec les tout-petits.

L’importance de souligner les mots par des gestes est ce que l’on appelle la communication non verbale. On le fait tous en exprimant sa joie, sa colère ou crainte. Les tout-petits n’ayant pas encore l’usage des mots y sont particulièrement réceptifs : c’est un facilitateur de communication. Les enfants peuvent alors s’exprimer avant l’apprentissage de la parole et faire part de leurs besoins avec des gestes simples : pour manger, dormir, changer la couche, avoir son doudou.

Cet apprentissage des signes n’est pas un frein à celui de la parole, bien au contraire, c’est un outil supplémentaire d’expression. Cela lui permet de s’exprimer davantage. Ce moyen d’éveil stimule positivement l’enfant : plus il interagirait et communiquerait, plus son intelligence se développerait.
Il faut cependant être conscient que ce n’est pas parce que l’enfant pratique ce langage qu’il sera un génie, c’est un moyen de développement psychomoteur.

Les parents aussi sont concernés par ces bénéfices. Ils seront plus attentifs aux gestes du bébé et pourront donc analyser les mouvements corporels de l’enfant, et répondre à ses besoins plus facilement.

Voici une courte vidéo vous montrant différents signes à apprendre facilement pour débuter ce langage :

Source : magazine-avantages

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2s réponse à “Le langage des signes pour bébés”

  1. Commentaire créé par Amélie le Jul 8th 2016 at 18 h 30 min: Répondre

    Aujourd’hui, les parents d’enfants sourds ou les parents sourds d’enfants entendants, font face à une absence de structure Petite Enfance adaptée. Quand ils font le libre choix éducatif du bilinguisme en Langue des Signes, il n’y a pas d’offre qui répondent à leurs besoins. Ils ne sont pas accompagnés et les enfants sont isolés. De l’autre côté, les professionnels sont démunis. Alors que le dépistage précoce se généralise et que la période préverbale des tout-petits est un moment fondateur de réussite ou d’échec, ce projet s’inscrit dans une démarche à échelle sociétale.

    Proposez à vos élèves de passer la formation CAP Petite Enfance dans le but de travailler au sein de Multi-Accueil.

    On attaque ainsi aux problèmes suivants

    - le déficit de solutions de garde adaptées et en Langue des Signes, qui touche particulièrement les familles en situation d’handicap,
    - le peu d’application des lois sur l’égalité des chances et la liberté des choix éducatifs (Loi 2005), qui constitue un frein à l’intégration,
    - le manque de reconnaissance de la Langue des Signes Française (LSF), qui est corrélé avec la défense de l’éducation bilingue.

    Pour les résoudre

    - une prestation de garde complète axée sur l’épanouissement des enfants en LSF,
    - une équipe compétente bilingue et mixte sourds-entendants,

    Mais aussi

    - un terrain de recherche pour développer les outils pédagogiques bilingues,
    - une interface de conseil aux professionnels pour développer ces accueils,
    - une amélioration de la communication entre sourds et entendants en créant du lien.

    La dimension innovation sociale

    La création de crèche par elle-même une expérimentation, qui vise à développer un nouveau concept duplicable :

    - un service global qui répond à plusieurs problématiques sociétales sans les cloisonner : solution de garde, égalité des chances, libre choix éducatif, reconnaissance linguistique, emplois de personnes en situation d’handicap,
    - une rencontre des différents publics qui apporte de la mixité et du lien social, vers une vraie intégration de la création d’activité et des parcours de formation pour les professionnels en attente d’une meilleure adaptation du milieu du travail,
    - un mode de gouvernance coopératif qui implique tous les acteurs, internes comme externes, privés et publics,
    - un projet transférable dans toutes les villes de France, d’Europe et d’ailleurs.

    Impact

    elle va :

    - créer de l’emploi, dont des travailleurs en situation d’handicap (équipe encadrante diplômée sourds, employée dès l’ouverture)
    - accueillir une dizaine d’enfants sourds et entendants et leurs familles, 5 jours par semaine, dès l’ouverture de la 1ère crèche
    - favoriser l’intégration des personnes sourdes, en facilitant la suite de leur parcours à l’aide de la Langue des Signes
    - sensibiliser à la différence, tout en enrichissant la communication des tous petits
    - fédérer des acteurs locaux, nationaux et internationaux, autour de la Langue des Signes et de la Petite Enfance
    - soutenir l’ouverture d’autres crèches bilingues et l’intégration dans les structures existantes.

    Partenaires

    - Un réseau national d’associations locales qui travaillent ensemble : mutualisation d’outils et de pratiques, de compétences
    - Des salariés impliqués dans les prises de décision
    - Des partenaires publics participant au développement et aux comités de pilotage (Conseil Général, CAF, Ville de Marseille, Conseil Régional…)
    - Des chefs d’entreprises réunis dans un comité d’accompagnement pour apporter leurs compétences (Directeurs d’établissements d’Accueil du Jeune Enfant…)
    - Des chercheurs qui travaillent sur le bilinguisme de l’enfant et trouveront ici un terrain d’observation
    - Des partenaires œuvrant pour l’insertion des sourds : emploi, handicap, langue et culture (associations APES, Urapeda, Agefiph, Cap Emploi, Mdph…).

  2. Commentaire créé par Amélie le Jul 8th 2016 at 18 h 30 min: Répondre

    La surdité est un « handicap de la communication » qui ne se voit pas, ce qui entraîne souvent gêne et agacement chez les entendants.

    La loi du 11 février 2005 reconnaît la Langue des Signes Française (LSF) comme une langue à part entière qui est le mode de communication des personnes sourdes.
    Il existe différentes surdités : surdité légère, moyenne, sévère et profonde. Quand il existe une faible capacité auditive, la personne sourde est appareillée (prothèses auditives) pour une meilleure définition des sons, mais cet appareillage ne permet pas à la personne de devenir entendante.

    Il existe des diversités de situation, ainsi les différences sont grandes, entre :

    - Les personnes « devenues sourdes » : Lorsque la surdité apparaît tardivement dans l’enfance, durant l’adolescence, voire à l’âge adulte (à la suite d’un accident, d’une maladie…), on parle alors de personnes devenues malentendantes : elles pratiquent peu en général la lecture labiale et ne connaissent presque jamais la langue des signes. Par contre, elles maîtrisent bien le français (elles peuvent, pour beaucoup, s’appuyer sur l’écrit) et l’environnement.

    - Les personnes sourdes « de naissance » : Pour la plupart d’entre elles, la langue française risque d’être très souvent, à des degrés divers, une langue étrangère. La langue des signes leur est utile car elle est adaptée à la perception visuelle des enfants sourds jusqu’à l’âge adulte et elle donne du sens à leur environnement. Les personnes sourdes développent une richesse de perception visuelle, une acuité de représentation de l’espace, une expressivité dans leur corps et souvent, une sensibilité aux vibrations.

    La Langue des Signes Française (LSF) est une langue vivante. Elle possède une pleine capacité d’expression et d’abstraction, sa propre syntaxe liée à la perception visuelle, car cette langue répond à une logique visuelle et non auditive. La grammaire de cette langue n’est pas identique à celle du français, ainsi la place des mots dans la phrase n’est pas la même. La langue des signes se sert d’un alphabet (dactylologie) pour épeler certains mots de la langue française.

    Quelques conseils pour une bonne communication :

    - Évaluer si la personne parle la L.S.F (le repérer selon son degré de déficience, sa façon de se comporter avec les gestes).
    - Se placer face à la lumière pour permettre la lecture labiale, parler lentement, distinctement (sans exagérer) avec des temps de pause pour vérifier si la personne a compris,
    - Attirer, captiver l’attention pour démarrer le dialogue, garder le contact visuel.

    la surdité touche l’oreille externe et/ou interne, entraînant des pertes auditives. La surdité n’est pas forcément liée au mutisme.

    Il convient donc de corriger l’expression « sourd et muet ». Une personne sourde n’a pas perdu l’usage de la parole. Elle a des troubles dans la communication orale : elle ne s’entend pas, elle peut avoir des défauts de prononciation, et ne peut quelquefois pas oraliser.

    Quelles sont les difficultés de la personne sourde dans l’entreprise ou en formation ?

    - l’accessibilité des réunions
    - les difficultés de communication avec leur entourage, leurs collègues
    - la fatigabilité dans les milieux bruyants, par rapport à un environnement industriel, bureautique
    - l’accessibilité à la formation

    Quelques pistes pour améliorer le confort dans la vie quotidienne :

    - Les interprètes en Langue des Signes Française
    - La sensibilisation de la LSF, la culture sourde
    - Les alertes incendies (flashs lumineux)
    - La sonnette lumineuse (elle est remplacée par une sonnette sonore, mais aussi pour permettre au travailleur sourd de « voir » lorsqu’on frappe à sa porte.
    - Les centres relais proposent des services de téléphonie assistée aux personnes sourdes (Il suffit qu’il ait un ordinateur pour pouvoir téléphoner au centre relais pour bénéficier d’une communication de qualité. Il s’agit d’un interprète à distance).

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