À Limoges, les enfants mangent dans de la porcelaine !

11 mars 2020

A Limoges, halte au bisphénol, vive la porcelaine !

La ville de Limoges a décidé de bannir les perturbateurs endocriniens de ses crèches et abandonne donc les plateaux en plastique.

Déjeuner dans de la porcelaine est désormais une obligation dans les crèches municipales de la ville de Limoges. Depuis le mois de septembre 2019, 500 plateaux en porcelaine de Limoges spécialement fabriqué pour les enfants ont été distribué afin de remplacer les assiettes en mélamine dans les crèches.

Les biberons en plastique avaient déjà été remplacés par du verre, les bavoirs sont en tissus. « Pour les plateaux, il était hors de question de choisir un matériau tel que l’inox ou le verre. On voulait mettre en avant notre savoir-faire », concède Nadine Rivet, adjointe à la mairie chargée de la petite enfance.

Derrière l’apparente simplicité de cette assiette à quatre compartiments où les enfants observent une vache, un cochon, un lapin et un mouton, des mois de travail ont été nécessaires. Des étudiants en BTS ont dessiné l’ébauche du plateau, la société Imerys a fourni la pâte et recherché comment l’alléger, tout en conservant un objet suffisamment solide.

La santé des enfants avant tout

« Il n’y a aucun risque de casse, assure Nadine Rivet. Croyez-moi, il faut y aller fort pour l’ébrécher. » Les sociétés locales ont été mobilisées, comme Cerinov, pour la création du moule et les Porcelaines de la Fabrique, à Saint-Junien, pour presser 500 exemplaires. Les plateaux pèsent 640 g  et sont vendus 15 € l’unité.

« On ne pensait pas qu’un jour les crèches publiques en feraient autant pour nos enfants, se félicite Vincent Bordes, le papa d’Anna, bientôt 2 ans. On est ravis et on ressent une certaine fierté de savoir que c’est de la porcelaine de Limoges. »

Limoges ne cantonne pas sa lutte aux perturbateurs endocriniens. Dans les crèches, les enfants sont lavés à l’eau pure et au savon. Exit les produits aux substances toxiques. La ville a investi dans des nettoyants à vapeur, à 3 000 € l’unité, pour éviter les produits d’entretien nocifs.

« C’est cher mais c’est le prix à payer pour la santé des enfants », reconnaît Nadine Rivet. Le contenu des assiettes est aussi scruté : au sein des cantines, les cuisiniers ont été formés à réduire la teneur en sel (l’objectif de moins 33 % a été atteint), en gras et en sucre. Une centaine d’arbres allergènes dans les cours des crèches et des écoles ont été abattus.

Source : www.leparisien.fr

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