Chronique d’Hébébulles : les métiers de la petite enfance

26 juillet 2019

métiers de la petite enfance

« Les enfants, c’est vraiment pas sorcier hein ! ». Ça, c’est ce qu’on m’a dit durant toute ma jeunesse, alors que j’avais toujours été entourée de petits et que je rêvais déjà de travailler dans le milieu de la petite enfance.

« Tu as de super notes, tu pourrais faire ce que tu veux de ta vie, pourquoi tu veux passer ton temps à changer des couches et donner des biberons ?! ». Ça, c’est ce que j’ai entendu de la part de l’une de mes professeurs de lycée lorsque j’ai énoncé mon désir d’entrer en formation d’éducatrice car les métiers de la petite enfance me passionnaient.

« Comme s’il fallait trois ans d’études pour savoir s’occuper de gamins ». Et ça, c’est la pensée d’à peu près tout mon entourage qui ne comprenait pas pourquoi je restais des heures enfermée avec mes livres, à écrire des dossiers sur des thèmes aussi obscures que les « douces violences » par exemple.

En finir avec les idées reçues liées à la petite enfance.

Avec ce genre de discours, autant dire que j’ai pu très vite me rendre compte de l’image erronée dont souffrent les métiers de la petite enfance.

Pour le constater un peu plus, il suffit d’attendre les premiers rayons de soleil estivaux. Chaque année, ils font éclore dans les journaux, sur les panneaux d’affichages ou sur les réseaux sociaux, de nombreuses petites annonces d’adolescents ou de jeunes adultes pouvant se résumer à : « Bonjour ! Je recherche un petit job pour cet été, vous auriez des idées ? » avec à chaque fois cette même réponse « Deviens animateur dans un centre aéré ! ».

Il en est de même si vous êtes une femme, sans diplôme ou en reconversion professionnelle, et que vous ne savez pas vraiment vers quel métier vous orienter. Il y a fort à parier que certain.e.s conseiller.e.s pour l’emploi vous glissent au détour d’une conversation que le milieu de la petite enfance recrute et que ce n’est pas bien compliqué (les plus machos pouvant aller jusqu’à vous dire que de toutes façons, s’occuper d’enfants, c’est dans vos gênes grâce au fameux « instinct maternel » !).

Comme si n’importe qui pouvait être professionnel dans le milieu de la petite enfance… Comme s’il ne s’agissait pas de vrais métiers… Comme si – finalement – on s’en fichait de savoir à qui nous confions nos enfants lors de ces accueils.

Des métiers aux multiples compétences : 

Pourtant, être professionnel de la petite enfance, c’est entre autres…

  • Être à l’aise avec les enfants et leurs spécificités ;
  • Mettre en pratique ses savoirs, savoir-être et savoir-faire ;
  • Se former, encore et toujours, pour faire évoluer nos pratiques en lien avec les nouvelles découvertes concernant l’enfant et l’enfance  ;
  • Réfléchir nos prises en charge afin qu’elles soient adaptées aux besoins observés ;
  • Savoir gérer une multitude de situations plus ou moins complexes, en tenant compte de chacun ;
  • Travailler en équipe avec les professionnels et les parents ;
  • Supporter le bruit, la fatigue, des horaires parfois compliqués, la charge mentale…
  • Le tout pour un salaire et une reconnaissance pas toujours à la hauteur de notre investissement.

Cela fait beaucoup de qualités requises pour travailler dans un domaine souvent considéré comme une « voie de garage » n’est-ce pas ? Alors, réfléchissez-y à deux fois avant de vous lancer. Les métiers de la petite enfance sont très intéressants, enrichissants voire même valorisants mais ils nécessitent des compétences… et ne sont donc pas fait pour tout le monde !

Article rédigé par Hebebulles :

MULLER Justine

Éducatrice libérale “Hébébulles”

Blogueuse parentale

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