Comment gérer les pleurs des enfants ?

18 septembre 2018

Gestion des pleurs de l'enfant

Les pleurs des enfants ont tendance à vider les batteries des professionnels de crèche et à les confronter, par moments, à un réel sentiment d’impuissance. Synonyme d’incompréhension, pour la plupart des professionnels, il n’est pas rare que des questions se posent au sujet du comportement à avoir en crèche face aux pleurs de l’enfant.

L’erreur à ne pas faire est d’y voir systématiquement un signe de « manipulation » de l’enfant pour obtenir son dû ou tout simplement un caprice.

Ni caprice, ni manipulation :

Non, contrairement aux croyances, les pleurs sont initiés par des parties du cerveau que l’enfant ne peut guère contrôler. Les neurones de la partie préfrontale du petit ne sont pas assez développés pour « maîtriser » ces feux d’artifice émotionnels. Donc, il est clairement inutile d’interpréter les pleurs comme une intentionnalité mal placée de la part de l’enfant.

Un besoin d’attachement non comblé :

Des études en psychologie de l’attachement menées par John Bowlby, nous montrent qu’un enfant s’attache à l’adulte pour mieux se détacher. La tendance occidentale souhaite que nous rendions les bébés plus autonomes, cela serait probablement peu adapté à leur immaturité physique et psychologique. Dans le monde de la petite enfance, notamment dans les crèches, nous observons plusieurs bébés qui ne seront entourés que par un adulte. Un besoin d’attention pourra être donc perçu par des pleurs. Dans des environnements où le bébé est surprotégé par sa mère et ses proches, l’autonome est rapidement atteinte vers l’âge de la marche.

Le confort de l’enfant :

Si l’enfant pleure, cela peut aussi être le signe que l’un de ses besoins primaires (manger, être changé…) n’est pas satisfait. Il est important de ne pas s’alarmer mais de rester attentif.

Essayez de comprendre ce que l’enfant demande. Chaque enfant évolue selon son propre rythme. Si, dans un groupe de 10 enfants vous n’en avez qu’un seul qui pleure, n’écartez pas l’hypothèse où il ait faim ou qu’il ait sommeil.

Décharger des tensions : 

Le docteur Aletha SOLTER, psychologue suisse américaine confirme que :

« Pleurer crée une stimulation physiologique suivie d’une profonde relaxation. C’est un moyen très efficace de réduire la tension psychologique, d’abaisser la tension artérielle et le rythme cardiaque ».

Pleurer va permettre à l’enfant d’éliminer des substances liées au stress (la présence d’adrénalines et de noradrénaline) afin de passer d’un état de stress à un état de détente. Ne vous inquiétez pas si les pleures persistent malgré vos signes de réconfort. Dites-vous que pleurer lui fait tout simplement du bien.

Chez l’enfant, pleurer à la suite d’un stress émotionnel (séparation des parents, irritabilité de l’adulte…) est d’autant plus libérateur que l’énergie dépensée sera conséquente.

Un manque de prévention et de sensibilisation :

Les parents et les professionnels de crèche ne sont pas assez informés sur les bienfaits des pleurs. Aucune prévention n’est réalisée et nous assistons à une augmentation des maltraitances, de négligences et de décès pendant la première année de vie de l’enfant.

Comment devez-vous donc réagir ?

Dans un premier temps, il faut trouver la cause des pleurs du petit et vérifier qu’il ne s’agit pas d’un besoin physiologique ou physique.

Ensuite, si l’enfant ne se calme pas, laissez-le pleurer en le serrant contre vous. Rassurez-le en ayant une attitude emphatique et douce et prenez votre temps avec lui.

Ainsi, l’enfant passera d’un état de stress à un état de bien-être et se calmera naturellement.

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