Consentement de l’enfant – 7 pistes pour obtenir sa coopération

26 novembre 2021

It's a newcam

Professionnelle de la petite enfance, Camille Adam partage ses découvertes concernant l’accompagnement du jeune enfant. 

Suite à son expérience et sa reprise d’études pour devenir éducatrice, elle transmet avec passion ce qui l’aide à mieux le comprendre. 

Vous pouvez découvrir ses vidéos et autres articles sur Instagram (its_a_newcam), Youtube : Camille ADAM et Tik Tok : @its_a_newcam

Après son article “L’explication, une alliée pour obtenir la coopération de l’enfant”, Camille nous parle maintenant du consentement de l’enfant.

 

L’enfant est une personne à part entière et mérite autant de respect que tout autre être humain. Entendons par là que nous ne pouvons faire ou dire quelque chose à un enfant que nous n’oserions pas avec un adulte. Cette vision demande, dans un premier temps, une gymnastique à notre cerveau en posant un regard différent sur l’enfant et, dans un second temps, nous guide à lui proposer un accompagnement adapté basé sur l’écoute, le respect et la bienveillance.

Si l’enfant et l’adulte sont égaux, alors leur parole et leurs demandes doivent être écoutées et respectées de la même façon. Leur « non » aussi.

Quand l’adulte dit « non », c’est non ; quand l’enfant dit « non », c’est non.

Nous abordons ici l’idée de consentement.

 

Quand nous respectons le choix et la parole de l’enfant :

Nous lui transmettons l’idée que ses mots ont du poids, qu’ils doivent être écoutés ; que sa parole a de la valeur et qu’elle est importante.

Rappelons-nous que les gestes et les paroles que nous avons envers ou avec le jeune enfant le constituent et le construisent. Maria Montessori écrit : « Ce que lui dit l’adulte reste gravé dans sa mémoire » (« L’enfant » édition Desclée de Brouwer – p.142)

 

Quand nous ne respectons pas le choix et la parole de l’enfant :

Nous lui passons un message : « Les personnes se présentant supérieures à toi, ont le droit d’aller à l’encontre de tes choix et de décider à ta place. Ils ont le droit de ne pas respecter ton « non ». Ton avis a moins de valeur que celui d’un autre. » Ce message, revenant à plusieurs reprises, crée une trace dans le fonctionnement de l’enfant et du futur adulte qu’il sera.

Nous pouvons imaginer les situations désastreuses que ce message peut engendrer dans sa vie future.

L’enfant a le droit de donner son avis, de ne pas être d’accord et de nous le faire savoir par le biais du « non ».  L’adulte a le devoir de l’écouter et de le respecter.

Pas toujours facile ? C’est vrai.

Le rythme effréné de l’adulte et celui que nous impose la société actuelle nous oblige, parfois, à aller à l’encontre des choix et des envies de l’enfant. Pour nous aider, il existe quelques pistes d’accompagnement pour obtenir sa coopération.

En voici une liste non-exhaustive :

-       Faire participer l’enfant. Il aime faire les choses seul. Si nous lui laissons cette opportunité, il saura l’apprécier et nous prouver qu’il en est capable. Il ne subit plus seulement ce qui lui arrive, il est acteur.

-       Proposer sous forme de jeu. L’enfant est animé par l’envie de découvrir le monde qui l’entoure. La meilleure façon de le faire est le jeu. Transformons le rangement en course de rapidité ; terminons le repas en chanson pour se laver le visage ; et les tâches auront un nouveau goût.

-       Laisser terminer son action / son jeu. Nous, adultes, avons parfois tendance à vouloir que l’enfant arrive au moment où on l’appelle. Cependant, celui-ci peut être en plein jeu, réflexion ou découverte. Il est important de lui laisser le temps de terminer ce qu’il est en train de faire.

-       Anticiper. C’est permettre, à l’enfant, de ne pas être surpris des évènements à venir et, à l’adulte, d’être moins stressé.

-       Intégrer l’enfant dans la réflexion. « Que faut-il mettre aux pieds pour aller dans le jardin ? » plutôt que « Mets tes chaussures, nous allons dans le jardin. » Ainsi, l’idée vient de l’enfant et il la comprend. De plus, il est valorisé par l’importance que nous donnons à sa participation dans la réflexion.

-       Expliquer. L’enfant ne connaît pas tous les tenants et les aboutissants. Nous lui demandons, parfois, de faire des choses sans même qu’il ne sache pourquoi. L’enfant a besoin, comme vous et moi, de comprendre pour coopérer.

-       Le rassurer. La « non-coopération » de l’enfant vient parfois du fait qu’il ne soit pas rassuré. « Est-ce que je retrouverai mon jeu après ? », « Est-ce que ma maman va revenir ? », « Vais-je bientôt manger ? » etc… Pour réussir à jouer ou à coopérer, l’enfant a besoin de se sentir en sécurité et c’est notre rôle de l’aider.

 

La liste peut être bien plus longue en réalité. Nous devons faire appel à notre imagination et notre créativité, pour vivre une relation apaisée avec l’enfant, dans un monde où sa parole est écoutée et respectée.

 

Saviez-vous que certains « non » veulent dire « oui » ? Cela arrive assez régulièrement durant la période connue sous le nom de « Terrible two ». De mon côté, je préfère parler de la période d’affirmation de soi. Je vous en dirai plus dans mon prochain article en début d’année 2022.

 

 

Camille ADAM

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