Enfant maltraité : Comment réagir ?

6 juin 2018

Référent Technique

 Trois ans après sa dernière enquête, L’Enfant Bleu, association qui agit depuis près de 30 ans auprès des enfants maltraités dresse un nouvel état des lieux de la maltraitance des enfants en France. Dans un sondage inédit, les Français ont été interrogés sur leur perception, mais surtout sur leur expérience personnelle de la maltraitance infantile. Si la lutte contre la maltraitance des enfants est identifiée comme un objectif unanimement prioritaire aux yeux des Français, ils n’en restent pas moins très pessimistes à son égard. Une très large majorité des sondés juge en effet le phénomène fréquent (73%) et touchant tous les milieux sociaux (92%). La maltraitance est également identifiée comme un sujet peu évident à aborder : 79% le qualifient encore de « tabou ».

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Identifier les signaux qui permettent de repérer un cas de maltraitance chez un enfant n’est pas chose facile. Tous les signes décrits ci-après peuvent avoir une autre explication ponctuelle que celle de la maltraitance : accident, problèmes familiaux autres, maladie physique ou psychique…

Les 4 points à suivre :

 

1-    Repérer les signaux d’alerte

Le repérage de ces éventuels signes peut encore être complexifié par les phénomènes suivants (la culpabilité, la honte, le chagrin, l’anxiété, la colère, la peur) qui interviennent chez l’enfant maltraité. Il faut suspecter un danger lorsqu’une situation reste inexpliquée, ou que les raisons invoquées ne sont pas convaincantes, pas rassurantes, voire pas crédibles.

Ce qui doit vous alerter si vous soupçonnez un enfant d’être maltraité, ce sont les troubles du comportement tels que la peur (l’enfant a peur de rentrer chez lui), la nervosité (l’enfant est très souvent en colère), …

Ce qui doit vous mobiliser, c’est la parole de l’enfant. Si vous êtes en contact avec l’enfant :

  • Ecouter l’enfant,
  • Gagner sa confiance,
  • Laisser le parler,
  • Le croire et le lui dire
  • Le rassurer, lui dire qu’il n’es pas coupable,
  • Lui assurer qu’il a pris la bonne décision en vous parlant

 

2-    Que faut-il éviter de faire ?

  • Dramatiser la situation,
  • Se contenter d’hypothèses, présumer,
  • Suggérer quoique ce soit,
  • Vous enfermer,
  • Rester seul, s’isoler, sans se confier à des personnes compétentes,

 

3-    Qui prévenir en cas de soupçon d’enfant maltraité ?

Une personne qui a connaissance d’une maltraitance à enfant a l’obligation d’alerter les autorités administratives ou judiciaires. Elle peut contacter le commissariat ou le service social départemental ou la protection maternelle et infantile (PMI) qui est un service public et gratuit composé de psychologues, médecins, etc. , ou encore en appelant le 119 « Allô Enfance Maltraité ».

4-    Quel est l’objectif du 119 ‘Allô Enfance Maltraitée’ ?

Lancé en janvier 1990 pour participer à la prévention des mauvais traitements des mineurs, le numéro gratuit Allô enfance en danger a reçu 469 966 appels en 2016, dont 32 766 ont donné lieu à un traitement, soit environ 90 par jour, indique le rapport.

“Allô Enfance Maltraitée” a un rôle d’écoute et d’aiguilleur. À ce titre, ces membres transmettent l’information aux services sociaux départementaux ou, en cas d’urgence, aux services de police ou autres services d’urgence (pompiers, Samu, etc.). Ils ont également un rôle de conseil. En effet, parfois, il suffit de peu de choses pour éviter qu’une situation “à risque” ne dégénère en mauvais traitements. Ils mettent à disposition du public une base de données de dix mille adresses (lieux d’écoute, associations locales, etc.) sur toute la France.

 

Sources : Action enfance ; Allo 119 ; Enfant bleu

 

 

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