La qualité de l’air en EAJE

18 septembre 2019

qualité de l'air en EAJE

L’organisation Mondiale de la Santé (OMS) rappelle que l’air intérieur peut être jusqu’à 8 fois plus pollué que l’air extérieur, et que la pollution de l’air est le 4ème plus gros facteur de risque de mortalité dans le monde.

Face à cet alarmant constat, une enquête a été réalisée en vue de la journée nationale de la qualité de l’air.

Celle-ci démontre que pour 91% des parents, la qualité de l’air que les enfants respirent dans les établissements scolaires et les crèches ont un impact sur leur santé. Et près de 8 parents sur 10 lui attribuent un impact sur la capacité d’apprentissage de l’enfant.

Alors, quelles mesures ont été mises en place ?

Depuis 2018, le gouvernement a imposé la surveillance de la qualité de l’air en rendant obligatoire sa prévention dans tous les établissements d’accueil des jeunes enfants (EAJE).

L’ensemble du dispositif est présenté dans “La surveillance de la qualité de l’air intérieur dans les lieux accueillant des enfants“.

La surveillance de la qualité de l’air intérieur dans les crèches et les établissements scolaires repose sur une démarche progressive. Il s’agit pour les établissements d’accueil collectif d’enfants de moins de 6 ans de :

  • Réaliser une évaluation des moyens d’aération et de ventilation au sein de l’EAJE.
  • Mettre en oeuvre un programme d’actions de prévention réalisé à partir d’observations effectuées au sein de l’établissement, ou créer une campagne de mesure de la qualité de l’air intérieur.

Depuis la mise en place de ce dispositif, où en sommes nous ?

L’enquête menée par Elabe-Veolia révèle que 41% des parents définissent la qualité de l’air comme étant de bonne qualité, 26% de mauvaise qualité et 33% ne savent pas car ils n’ont aucun moyen de le savoir.

Les parents sont d’une manière générale mal informés et souhaitent avoir davantage de renseignements sur la qualité de l’air au sein des crèches et établissements scolaires.

Les deux associations Respire et Greenpeace quant à elles tirent la sonnette d’alarme au sujet de la pollution massive aux abords des crèches et des écoles, notamment dans les grandes villes.

À Marseille, plus d’une structure sur deux se trouve à moins de 200 mètres d’une zone où la pollution de l’air au dioxyde d’azote dépasse le niveau légal d’après les analyses de Greenpeace.

À Paris, l’enquête de l’association Respire révèle que dans un quart des établissements, les enfants respirent des doses illégales de dioxyde d’azote, ce qui favorise certaines maladies respiratoires. Toutefois par rapport à 2012, ce sont deux fois moins d’écoles qui sont concernées.

Respirer un air de qualité, qu’il soit interne ou externe aux établissements d’accueils de jeunes enfants, reste donc un enjeu majeur de santé sur lequel il faut travailler.

Sources :

https://www.veolia.fr/

https://stephanie-disant.fr/

https://www.latribune.fr/

https://www.bfmtv.com/

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