L’accompagnement à la parentalité

11 avril 2019

accompagnement à la parentalité

Qu’est-ce que l’accompagnement à la parentalité ?

La mission parentale a évolué dès lors que l’enfant a été considéré « comme une personne » (suite aux écrits de Terry. B Brazelton, célèbre psychiatre américain qui a changé le regard porté sur les bébés). La parentalité ne représente plus le simple fait d’être parent. Leur nouveau rôle est de stimuler le développement des enfants et de répondre à leurs besoins.

Dès les premières années de l’enfant, on constate des changements quant à leur sommeil, leur langage, leur alimentation et leur comportement. Ainsi, chaque parent peut avoir besoin d’une aide pratique, sociale, voire psychologique.

Les professionnels de crèche sont en première ligne pour les accompagner, les soutenir, les guider et les conseiller. Naît alors une nouvelle compétence chez ces derniers : l’accompagnement à la parentalité ; compétence qui s’inscrit généralement dans le projet d’établissement.
Aujourd’hui, ils se doivent d’accueillir l’enfant, mais aussi d’accompagner le parent. En effet, l’enfant est en période de construction, tout comme le parent : « On ne naît pas parent, on le devient ».
Ils vont pouvoir aider les parents à trouver un équilibre et de l’assurance. Ainsi, leur intervention va permettre de garantir la stabilité et la sécurité des enfants.

Comment accompagner les parents ?

Les professionnels de crèche sont quotidiennement confrontés aux questionnements et inquiétudes des parents. La première approche à adopter est donc l’écoute active pour les aider à trouver leur propre solution et leur apporter des conseils.

Ne pas juger 

Lorsqu’un enfant arrive systématiquement à la crèche les vêtements tâchés ou la morve au nez, le professionnel pourrait développer des sentiments peu amènes à l’encontre du parent. Il serait susceptible de penser que celui-ci pourrait mieux faire et aurait tendance à le juger. Le jugement, lui, va se voir à travers le non-verbal. Or, il faut pouvoir accepter les différences et le fait qu’il existe un décalage entre notre conception d’un bon parent et la personne qui se trouve en face de nous. Cette dernière aimerait que l’on accepte ses cultures, ses croyances et sa façon de faire.

Ne pas avoir peur de l’attachement

Quand un enfant va en crèche, il va trouver, en la personne qui l’accueille, une figure d’attachement supplémentaire qui lui sera bénéfique, mais qui ne va en aucun cas remplacer les parents. On répète aux professionnels de crèche de prendre de la distance et de ne pas trop s’attacher. Pourtant, l’enfant, de 0 à 2 ans, est en plein développement et a besoin d’affection et d’attention.

Des outils à disposition

- Les réunions à thème entre parents, professionnels et intervenants pour échanger autour de sujets de la petite enfance tels que la propreté ou l’alimentation

- Des temps conviviaux pour favoriser les échanges informels entre professionnels de crèche et parents, tels que les fêtes (Pacques, Noël…) ou des cafés-parents

- Un journal de crèche comportant des articles traitant des thèmes de la petite enfance et des témoignages d’autres parents

Ces outils permettront de répondre aux questionnements des parents et de les accompagner, sans la crainte d’être jugé.

 

L’important est de les guider tout en leur laissant la possibilité de trouver une solution à leurs préoccupations par eux-mêmes, afin de se construire en tant que parents.

 

Sources : medium.com, gynger.fr, vaeeje.eklablog.com

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