L’alimentation en crèche : vers une prévention des troubles alimentaires

20 mai 2014

L’alimentation en crèche : vers une prévention des troubles alimentaires

Article mis à jour le 24/06/2020. Dès le plus jeune âge, certains troubles alimentaires peuvent être visibles au sein des crèches. Le refus alimentaire, l’anorexie, ou d’autres troubles alimentaires, mettent en avant l’importance de la relation entre le professionnel et l’enfant pour prévenir ces comportements.

Le rôle éducatif du professionnel de crèche

Entre 18 et 24 mois, l’enfant développe certaines compétences qui contribuent à son autonomie. Il est alors nécessaire pour le professionnel de participer à son éducation alimentaire en lui faisant par exemple découvrir de nouvelles saveurs. Découvrez notre article sur “Comment donner des fruits frais à bébé en crèche ?” rédigé par la nutritionniste Olivia Beziat. Le professionnel ne remplace pas le rôle des parents mais le complète. C’est pourquoi le rôle des parents est également crucial dans le comportement alimentaire des enfants puisque, entre 18 et 24 mois, il peut s’opposer à l’adulte par le biais de l’alimentation, en refusant de prendre son repas par exemple. Il est donc conseillé aux professionnels d’accompagner les parents pour mettre en place un bon équilibre alimentaire auprès des tout-petits, et réduire alors certaines inquiétudes de leurs parts.

Le rôle de l’infirmière puéricultrice

Grâce à son encadrement, l’infirmière puéricultrice accompagner les professionnels et favoriser le travail en équipe. Elle peut organiser les temps de rencontre au sein de la structure de manière à communiquer autour d’une réflexion commune sur les troubles alimentaires, et permet de faire émerger des solutions.

Les différents troubles alimentaires en crèche

  • Les enfants « petits mangeurs » consomment des aliments variés mais en petites quantités. Ce comportement pouvant se réitérer pendant plusieurs années, nécessite une attention particulière de manière à le soigner le plus tôt possible.
  • L’anorexie commune précoce ou d’opposition : représente une forme de refus alimentaire. Elle doit être diagnostiquée rapidement mais désigne l’anorexie la moins grave chez l’enfant. Effectivement, elle se traduit par une sélection de l’aliment par l’enfant ou un refus alimentaire en fonction du professionnel qui l’encadre lors du repas.
  • L’évitement et le refus alimentaires ou la néophobie : désigne le refus de tout aliment nouveau. La diversification alimentaire est alors difficile. Il est à savoir que 77% des enfants sont néophobes entre 2 et 10 ans.

 

Source : Cahiers de la puéricultrice, Revue N°276 – Avril 2014

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