Le syndrome du bébé secoué : comment agir en crèche ?

25 février 2022

Preschool boy and girl playing on floor with educational toys. Children at home or daycare.

Depuis le 17 janvier 2022, l’Etat, à l’initiative d’Adrien Taquet, le secrétaire d’Etat en charge de l’enfance et de la famille, a lancé une grande campagne de sensibilisation au sujet du syndrome du bébé secoué. Ce syndrome, souvent mal connu du grand public, est pourtant bien plus fréquent qu’on ne pourrait le croire : « Chaque année, plusieurs centaines d’enfants en sont victimes », dénonce la campagne.

Qu’est-ce que le syndrome du bébé secoué ?

Il s’agit de la forme la plus grave de traumatisme crânien de l’enfant, souvent perpétué par les parents ou la famille proche de nourrisson sans qu’ils aient conscience de la gravité de leurs actes. Les conséquences de ce phénomène sont dramatiques, avec un taux de mortalité d’un enfant sur dix exposés, tandis que les autres subiront des graves séquelles neurologiques qui les suivront tout au long de leur vie.

Celles-ci se déclarent par « des déficiences intellectuelles, visuelles ou motrices, ainsi que des troubles du comportement, de la parole ou de l’attention », indique le rapport fait par l’Etat.

 

Quels symptômes peuvent alerter les parents ou les professionnels de crèche ?

En tant que parent ou professionnel, certains symptômes peuvent vous alerter.

  • Somnolence inhabituelle, trouble de la conscience
  • Troubles oculaires : les yeux ont des mouvements anormaux, les pupilles sont de dimensions inégales, l’enfant louche ou ne suit plus du regard
  • Perte des sourires ou babillage habituels
  • Diminution de l’appétit, refus de manger ou vomissements sans raison apparente
  • Moins bon contact, extrême irritabilité, pleurs inhabituels
  • Difficultés à respirer ou des pauses respiratoires
  • Rigidité du corps ou au contraire une perte du tonus
  • Mouvements anormaux ou convulsions (les bras et les jambes se raidissent ou se mettent à bouger de manière incontrôlable)

 

Les recommandations de l’Etat :

La première chose à faire est de contacter les secours médicaux d’urgence en cas de symptômes alarmants. Il est nécessaire qu’un diagnostic et des soins précoces soient prodigués afin de réduire les séquelles neurologiques sur le nourrisson.

Placer l’enfant en position latérale de sécurité en attendant l’intervention des secours, vérifier s’il a de la fièvre, s’il a besoin de manger, boire, d’être changé, couvert ou découvert.

 

Consultez nos autres pistes pour savoir réagir si vous êtes témoin de maltraitance sur un enfant ici.

 

Source :

Site officiel du Ministère des Solidarités et de la Santé, Le Monde, site de l’assurance maladie

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