Le syndrome du bébé secoué

6 mars 2019

Syndrome du bébé secoué

Lorsque la responsabilité d’un enfant nous incombe, nous ne pouvons pas nous permettre de perdre notre calme même l’espace de quelques secondes. Le syndrome du bébé secoué peut-être une conséquence de cette perte de sang-froid. Cela n’arrive pas qu’aux autres. Etre agacé par les pleurs d’un enfant est une chose courante, que l’on soit parent ou professionnel de la petite enfance.

Qu’est-ce que le syndrome du bébé secoué ?

Le terme désigne un traumatisme crânien non accidentel, entraînant des lésions du cerveau. Il survient lorsque l’on secoue violemment un bébé ou un jeune enfant.

Jusqu’à ses 4 ans, secouer un enfant peut avoir des conséquences dramatiques. Les plus touchés sont les bébés de moins d’un an et particulièrement ceux de moins de 6 mois.

Le syndrome du bébé secoué peut avoir des conséquences extrêmement importantes et permanentes. C’est la forme la plus mortelle de maltraitance physique et elle cause les séquelles les plus graves également.

Les conséquences d’une secousse :

Proportionnellement à leur corps les enfants ont une tête plus grosse et plus lourde, les muscles de leur cou sont également plus fragiles et leur cerveau est encore en développement. Des lésions cérébrales, oculaires et de la moelle épinière peuvent donc survenir. En effet les vaisseaux sanguins encore très fragiles du cerveau se déchirent quand celui-ci bouge trop rapidement à l’intérieur du crâne. L’accumulation de sang va exercer une pression sur le cerveau et les yeux. Parfois, des mouvements brusques peuvent aussi causer un décollement de la rétine.

1 enfant secoué sur 5 décède des suites de cette violence et parmi les survivants 2 sur 3 auront des séquelles permanentes.

Parmi ces séquelles on compte des paralysies, des handicaps et des effets néfastes sur la suite du développement de l’enfant. Par exemple des difficultés d’apprentissage, des troubles cognitifs, des problèmes de diction ou de comportement, des troubles d’alimentation ou de sommeil, de la cécité, de la surdité et de l’épilepsie.

Les signes de reconnaissance du syndrome du bébé secoué :

Les symptômes surviennent immédiatement après le secouement.

Ils peuvent être en rapport avec une atteinte neurologique grave :

  • une somnolence inhabituelle, des troubles de la conscience ;
  • une rigidité du corps ou au contraire une perte du tonus ;
  • des mouvements anormaux ou des convulsions ;
  • une difficulté à respirer ou des pauses respiratoires.

 

D’autres symptômes apparemment moins graves doivent tout de même vous alerter :

  • une diminution de l’appétit, un refus de manger ou des vomissements sans raison apparente ;
  • une perte des sourires ou des babillages habituels ;
  • une extrême irritabilité, des pleurs inhabituels ;
  • des troubles oculaires : les yeux ont des mouvements anormaux, les pupilles sont de dimensions inégales, l’enfant louche ou ne suit plus du regard.

 

Prévenir l’acte :

Quand la colère, la fatigue et le stress augmentent à cause des pleurs continuels de l’enfant, il est important de ne pas garder l’enfant dans ses bras. Si c’est possible passez le relais à une personne de confiance et reposez-vous. Sinon laissez l’enfant sur le dos dans son berceau et éloignez-vous des pleurs le temps de reprendre votre calme. Prenez l’air une minute, écoutez de la musique, appelez un(e) ami(e)… Faites tout ce qui peut vous calmer. Bien évidemment ne laissez pas l’enfant seul très longtemps. Retournez le voir toutes les 10 minutes pour vous assurer que tout va bien.

 

Sources : www.ameli.fr ; https://naitreetgrandir.com

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