Normaliser l’accueil en crèche des enfants porteurs de handicap

8 juin 2017

enfants porteurs de handicap

Article mis à jour le 16/01/20

Accueillir des enfants valides et des enfants en situation d’ handicap au sein d’une même crèche : voilà un sujet fréquemment traité par les professionnels de la petite enfance. Leur volonté est d’optimiser l’intégration des enfants en situation de handicap et contribuer à un changement de regard.

La loi du 11 février 2005, relative à l’égalité des droits et des chances des personnes handicapées, définit l’accessibilité aux crèches de ces derniers comme un droit fondamental. Cependant, aucun texte n’oblige les crèches à les accueillir.

Pour ce faire, les professionnels de la petite enfance, doivent procéder à des mesures afin de s’adapter aux besoins spécifiques de chaque enfant. Tout un travail de coopération et d’évaluation doit être régulièrement mis en place afin de répondre au mieux à cette problématique. La crèche doit avoir les infrastructures nécessaires et une équipe formée pour pouvoir accueillir des enfants handicapés.

Aujourd’hui, la société tend de plus en plus à intégrer les personnes souffrant d’ handicap en favorisant leur insertion dans des instituts classiques telles que les crèches et les écoles publiques. Cela permettra à terme de réduire la discrimination à laquelle les handicapés peuvent être confrontés ; et surtout changer le regard que la société porte sur ces personnes et le regard qu’ils portent sur eux-mêmes.

Depuis quelques années, de nouvelles mesures :

D’après le Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA), dans son rapport de 2018, deux raisons devraient inciter les gestionnaires de crèche à favoriser l’inclusion du jeune enfant porteur de handicap : lui permettre de partager la vie en collectivité, dans des services de droit commun, et amener les autres enfants à se familiariser avec le handicap, pour construire une société inclusive.

Au même titre qu’un enfant valide, un enfant porteur de handicap a l’opportunité d’acquérir une première approche de la vie en société dès son plus jeune âge. Cette avancée permet d’assurer une véritable vie en collectivité à travers des jeux, des activités collectives ; et par conséquent de réduire considérablement l’isolement. Rappelons que la phase de socialisation primaire s’opère dès l’enfance, et que cette phase déterminera globalement le comportement d’une personne au sein de la société tout au long de sa vie.

Cette intégration, dès la crèche, vise à modifier la perception que les individus ont à l’égard des personnes handicapées. Le but final étant de se détacher petit à petit de l’aspect médical pour s’intéresser davantage à la personnalité. La bonne intégration des enfants porteurs de handicap en crèche n’est donc pas à négliger et peut déterminer leur insertion future au sein de la société.

En décembre 2017, 34 700 enfants de moins de 6 ans bénéficiaient de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH). Depuis 2002, ce chiffre a crû très fortement, de 136 %, d’après l’Observatoire national de la petite enfance. Cela s’explique par un repérage plus précoce du handicap et une prise en charge élargie. Pourtant, en 2017, seuls 19,5 % de ces enfants étaient inscrits en crèche et 14,8 % touchaient le complément de libre choix de mode de garde.

L’Etat et la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) ont instauré un bonus « inclusion handicap », d’un montant maximum de 1300€ par place et par an et ce, dès le premier enfant bénéficiaire de l’AEEH accueilli.

En 2019, il aurait bénéficié à un quart des places en crèches, pour un budget total de 7M€.

Sources : 

www.lagazettedescommunes.com/

http://www.caf.fr/

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