Témoignage de Mélanie Skopinski, Auxiliaire de puériculture : Comment la Covid a impacté sa profession

23 juin 2021

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Article rédigé par Mélanie Skopinski. Diplômée depuis juillet 2017, cette auxiliaire de puériculture a décidé de créer son blog pour partager son parcours, sa formation et ses débuts de vie professionnelle.

Nous voici à quelques semaines des congés d’été, nous avons passé (encore) une année bien particulière liée au contexte de la covid.
J’ai tenté de prendre du recul sur ces mois écoulés qui ont été rythmés par des confinements et déconfinements.
Je me souviens ne m’être pas vraiment attendue à ce que les crèches ferment pour 3 semaines en avril, mon équipe a été prise de court !

Nous étions parvenues, depuis septembre, à assurer un suivi régulier des enfants et cette coupure brutale ne nous a pas rassurées sur la suite. Nous n’étions pas au bout de nos surprises puisque seulement quelques jours plus tard, plusieurs cas de covid se sont déclarés au sein de la structure qui fut donc fermée pour dix jours de plus !
Comment assurer un bon accueil et un bon suivi si la crèche est fermée régulièrement ?
Pour certains enfants qui ont besoin de plus de temps et de stabilité pour s’épanouir, ces différentes coupures ont été difficiles à gérer. Nous avions l’impression de refaire un travail d’adaptation à chaque nouveau retour. C’est avec un travail d’équipe efficace, de la bienveillance et de la patience que nous sommes arrivées à rassurer les enfants.

Concernant mes pratiques, celles-ci ont légèrement évoluées. Je garde évidemment le même positionnement professionnels ; cependant, la relation avec les parents, est quelque peu différente.
Elle est certes toujours basée sur la confiance mais moins personnel  car -c’est le cas pour ma structure- les parents ne peuvent plus entrer jusque dans la section dédiée à l’accueil. Les transmissions se font sur le pas de la porte, donc plus rapides pour ne pas créer des embouteillages. Les ateliers, les réunions et les fêtes, moments de partage à la vie de la crèche et les parents n’ont plus lieu.
D’ailleurs, tout est en pause : les sorties, les spectacles.

J’ai dû ajouter dans mon planning déjà bien chargé des sessions de désinfections (jeux, mobiliers), ce qui signifie du temps durant lequel je ne suis pas auprès des enfants.
Et enfin, que dire des masques ? ils appauvrissent les interactions entre adultes et enfants, et nous étouffent en été…
Le point positif à cette situation se situe au sein de l’équipe. Je remarque que nous avons gagné en solidarité entre professionnelles. Nous nous entraidons pour les différentes tâches, nous allons aider d’autres structures si besoin : nous sommes soudées dans cette une situation identique pour tous. Et cette même question sur toutes les lèvres : de quoi l’année prochaine sera-t-elle faite ?

Mélanie SKOPINSKI

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