Témoignage: Être stagiaire auxiliaire de puériculture, pas toujours facile !

9 avril 2021

the teacher passes on his experience in making sand shapes

Article rédigé par Mélanie Skopinski. Diplômée depuis juillet 2017, cette auxiliaire de puériculture a décidé de créer son blog pour partager son parcours, sa formation et ses débuts de vie professionnelle.

Mélanie, Auxiliaire de Puériculture, témoigne sur ses expériences de stage, les difficultés qu’elle a dû surmonter à cette occasion … et comment elle en est sortie grandie aujourd’hui en étant à son tour maître de stage .. 

 

Exerçant en tant qu’Auxiliaire Puériculture depuis 3 ans, c’est désormais à mon tour d’accueillir et évaluer des stagiaires. C’est une partie du métier qui me plait énormément ; Cela permet de réfléchir (à nouveau) sur ses pratiques, d’en redonner du sens, de s’ouvrir à la nouveauté et d’acquérir des compétences pédagogiques. J’essaie au mieux de recevoir mon.ma stagiaire comme j’aurais souhaité que l’on m’accueille lorsque j’étais élève : avec bienveillance, sourire, disponibilité et en étant impliquée dans son stage.

Car parfois être stagiaire n’est pas une partie de plaisir ! Pour ma part j’ai parfois difficilement vécu le fait d’être constamment observée dans les moindres faits et gestes, jugée, me sentir parfois inférieure, sans pouvoir prendre de vraie liberté. Evidemment, ce n’est pas toujours le cas et cela dépend du lieu de stage et de la manière dont on est accueilli. Cela joue énormément dans la façon dont vous allez vivre votre stage mais malheureusement vous n’avez que peu de pouvoir là-dessus. Lorsque vous arrivez dans un endroit, qu’on ne vous a pas attribué de tuteur, que vous n’avez pas de casier réservé, qu’on ne vous donne ni livret de stagiaire ni projet pédagogique à lire…il faudra trouver en vous la ressource pour rebondir tout de même sur ces bases.

Pour celles et ceux d’entre vous qui êtes en formation d’AP, vous entrerez forcément dans la peau d’une stagiaire et ce pour plus de 6 mois, alors autant en profiter ! Votre stage dure en moyenne un mois, ce qui peut être court ou long selon la manière dont vous le vivez. Le pire selon moi est de subir son stage (c’est du vécu !) : même si vous sentez mal à l’aise ou que ce stage vous intéresse peu, dites-vous que c’est une belle opportunité : faire des rencontres, découvrir un secteur, apprendre de nouvelles pratiques ou des connaissances, monter en compétences…Ainsi, essayer d’être le plus curieux.ses possible, poser des questions, aller fouiller dans les documents de l’établissement, prenez des initiatives quand vous vous sentirez à l’aise…c’est plus facile dire qu’à faire, d’autant plus si vous êtes timide mais c’est justement l’occasion de sortir de sa zone de confort. Renseignez-vous sur votre lieu de stage avant d’arriver, préparez des objectifs à réaliser, parlez de vos difficultés si besoin pour ne pas vous engluer dedans.

Lors du bilan de stage, je n’évalue pas le.la stagiaire sur la quantité d’actes réalisés mais plutôt sur son évolution au fil du temps, tant sur les compétences techniques que relationnelles. Ces dernières sont très importantes car ce ne sont pas que des compétences professionnelles mais aussi humaines. Notre métier étant un métier tourné vers l’humain, il est essentiel de se souvenir que derrière un.e stagiaire/élève il y a avant tout une personne qui construit sa future identité professionnelle.

Mélanie SKOPINSKI

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