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L’approche Piklerienne en Crèche Part 1

25 octobre 2016

Pikler en crèches

Cette semaine, nous vous faisons découvrir l’approche Piklerienne grâce à l’interview de Miriam Rasse.
Cet interview sera présenté en 3 parties.

Myriam Rasse est présidente de l’association Pikler Loczy France.
Cette psychologue, titulaire d’un DESS de Psychologie clinique, exerce son métier dans plusieurs crèches de la région Parisienne. Elle a le souci de transmettre des connaissances sur les processus de développement des tous jeunes enfants et d’accompagner les professionnels dans la reconnaissance et la prise en compte des besoins et capacités spécifiques des enfants.

Question 1 : Comment définiriez-vous l’approche Piklerienne ?


L’approche Piklérienne part de deux postulats:

Le premier se rapporte à la motricité. Il n’est pas nécessaire d’enseigner les activités motrices à l’enfant. Celles-ci sont déjà inscrites dans son potentiel génétique. L’enfant peut les réaliser au fil de son développement. Il est conseillé de considérer que chaque enfant progresse à son rythme. Il prend des initiatives et l’action de l’adulte peut le freiner voir contrarier son développement naturel.

il faut savoir que l’enfant est doté d’une activité spontanée. Il peut donc constituer son champ d’acquisitions constructives et élaboratives. Dans la toute petite enfance, il n’est pas nécessaire d’apprendre à l’enfant mais il est nécessaire de lui donner du temps, de l’espace et de la stabilité affective.

Les études d’Emmi Pikler portent sur les enfants de moins de 3 ans. Ils sont doués d’une capacité d’autonomie relative. Au fur et à mesure de leur développement, de leur maturité sensorielle et motrice, ils se saisissent de nouvelles capacités.

Prenons deux exemples:

Exemple 1 : Le langage est en partie de la motricité. L’enfant ne le maitrise pas parfaitement à ses débuts donc il fait des essaies et il est naturel qu’il fasse des erreurs de prononciation et de conjugaison. Lorsque vous demandez à un enfant « Tu t’ais fait mal ? » il est très fréquent qu’il réponde « Je m’ais fait mal ». L’enfant reproduit ce qu’il écoute, il crée et invente. Il est en apprentissage.

Exemple 2 : Tenir un enfant assis sans qu’il en ait exprimé le besoin peut le mettre dans une tension. Par ailleurs, cela reviendrait à l’immobiliser car il n’osera pas bouger de peur de tomber.

Il est conseillé de laisser l’enfant mettre en place des coordinations motrices qui lui sont confortables. Les adultes pensent que c’est de leur responsabilité d’apprendra à l’enfant de s’assoir, de marcher, de prononcer les mots de telle ou telle manière mais c’est faux. Les adultes l’accompagnent dans son développement et lui procurent les outils nécessaires.

L’enfant est acteur de son propre développement. C’est lui, à partir de ce qu’il rencontre comme situations, qui apprend. Cela se fait à son rythme en fonction de ses envies.
Beaucoup d’enfants construisent des compétences qu’on ne connait pas car on ne les laisse pas faire.
Par ailleurs, il ne faut pas amener l’enfant à faire des choses pour faire plaisir à l’adulte. Cela revient à le pousser à dépasser ses limites. C’est un non respect de l’enfant.

Le second postulat sera présenté dans un prochain article.

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