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L’importance de la sieste dans le milieu de la petite enfance

29 octobre 2015

Bb endormi

Le sommeil est primordial pour le développement cérébral et la maturation d’un jeune enfant. Pour avoir des conditions optimales pour une sieste de qualité, une observation fine des besoins de l’enfant et un partenariat parent-professionnel sont généralement requis. La durée de la sieste dépend du temps de récupération Dans l’idéal, l’enfant doit se réveiller tout seul ou par des bruits ambiants légers. Il faut s’assurer que son temps de sommeil soit suffisant et de qualité afin qu’il puisse récupérer de sa fatigue journalière. Cependant, le temps de sieste ne doit pas excéder un à deux cycles de sommeil, pour ne pas dérégler son sommeil nocturne.

L’institut national de prévention et d’éducation pour la santé rappelle que l’enfant a besoin de :

• 3 siestes par jour avant l’âge de 12 mois
• 2 siestes par jour entre 12 et 24 mois
• 1 sieste par jour entre 24 et 36 mois

L’enfant a besoin de repères et de rythmes stables pour pouvoir s’endormir. Cela permet d’aider les nouveaux nés à régler leur rythme biologique dès la naissance. Ceci grâce « aux donneurs de temps » tels que l’alternance du jour et de la nuit avec les volets ouverts ou fermés, les heures de coucher et les repas réguliers, les « rituels » comme les temps de câlin, de biberon ou même de massage. Il faut garder à l’esprit que les besoins de sommeil peuvent différer de 3h pour deux enfants de même âge. La meilleure façon de savoir si l’enfant a bien dormi est d’observer comment il se comporte dans la journée. En général, si l’enfant est calme, attentif et de bonne humeur, c’est qu’il a bien dormi. En revanche, si il est agité ou irritable, c’est probablement qu’il manque de sommeil. Pour donner à l’enfant un sentiment de sécurité physique et psychique, dédiez lui un espace de coucher confortable et toujours au même endroit, avec de préférence un angle de vue sur la fenêtre ou la porte et un lit aux dimensions adaptées.

Enfin, évitez au maximum tous les facteurs favorisant les troubles du sommeil de l’enfant :

• L’absence de réponses aux besoins psychoaffectifs : absence de figures d’attachement stables, enfant amené sur le lieu d’accueil alors qu’il dort et séparation sans rituel.
• L’absence de repères spatio-temporels : perturbation ou absence des « donneurs de temps ». • L’absence de réponses aux besoins psychologiques : pas de sieste après le déjeuner, sieste excédant 2 cycles de sommeil, qualité et quantité de sommeil nocturne inappropriée.
• Une mauvaise interprétation des signes de fatigue.

La persistance des éveils nocturnes au-delà de l’âge de 5 mois est en général dû à :

• une influence négative de l’environnement sur l’enfant : rituels non instaurés, horaire de repas et de couché aléatoires.
• une difficulté de séparation.
• l’habitude de dormir avec les parents.
• difficulté d’auto endormissement avec une intervention systématique de l’adulte.

Le manque de sommeil se traduira alors par différentes manifestations comportementales. Il pourra être sujet à des troubles de l’humeur, de l’apprentissage, du comportement et de l’alimentation. Il pourra connaitre une augmentation des infections, des chutes et accidents corporels, une hyperactivité et avoir un risque de surpoids.

Article inspiré des « métiers de la petite enfance »

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