La sieste en collectivité : les astuces pour faciliter l’endormissement

26 avril 2019

La sieste

Le sommeil est l’un des principaux besoins physiologiques de l’enfant. Il est primordial pour son développement cérébral et physique. Chaque enfant dispose de son propre rythme de sommeil. Mais celui-ci est souvent altéré par l’arrivée en crèche.

Dormir à la maison et à la crèche est très différent pour l’enfant. Tant au niveau de l’environnement que des rituels. A la maison, l’enfant est souvent au calme, seul dans sa chambre. Alors qu’en EAJE il est dans un lieu nouveau, inconnu et entouré de camarades au moment de la sieste. Il peut alors être gêné par cette différence d’environnement, le bruit et les pleurs des autres enfants.

Il faut plusieurs semaines à l’enfant pour qu’il s’adapte au rythme de vie en collectivité et à son nouvel environnement. Il est normal qu’un enfant ayant l’habitude de dormir seul dans sa chambre ait du mal à trouver le sommeil dans un dortoir avec d’autres enfants.

Les astuces pour favoriser l’endormissement de l’enfant en collectivité :

 

  1. Créer un environnement serein et favorable à l’endormissement

Pour aider à l’endormissement, l’équipe doit dans un premier temps créer un environnement calme avant le coucher. Il faut alors éviter les jeux et activités trop stimulants et proposer, par exemple, la lecture d’une histoire dans un cadre à lumière tamisée. Il faut mettre à disposition de l’enfant son doudou ou sa tétine s’il en a et qu’il les réclame. Cela l’aidera à s’apaiser seul.

Pour les nouveaux arrivés qui ne sont pas encore familiarisés avec la crèche, il est possible de proposer aux parents d’apporter une gigoteuse qui rappellera à l’enfant l’odeur de la maison.

 

  1. Prévoir la présence d’un membre de l’équipe quand cela est nécessaire

Si les difficultés persistent au moment du coucher, un membre de l’équipe peut rester dans le dortoir jusqu’à ce que tout le monde dorme. La présence permettra de calmer les petites inquiétudes ou les enfants les plus agités.

 

  1. Avoir des locaux adaptés

En fonction de l’âge et même au sein d’une même tranche d’âge, les enfants n’ont pas tous envie de dormir au même moment. Chaque enfant à son propre rythme. Lorsqu’un enfant pleure, car il ne ressent pas le besoin de faire la sieste, il est préférable de le relever. Certains enfants ont aussi du mal à s’endormir dans le dortoir. L’idéal est donc d’avoir une autre pièce pour les coucher, même s’ils ne dorment pas, afin qu’ils ne réveillent pas les autres. La configuration des locaux est primordiale, l’aménagement et le choix du mobilier doit être pensé et réfléchi en réunion d’équipe.

 

  1. Bien connaître l’enfant

La vie en collectivité ne doit pas faire pâtir l’individualité de l’enfant. Il est très important de bien connaître l’enfant pour repérer les premiers signes de fatigue. Il s’agit généralement de bâillements, l’enfant se frotte les yeux, le nez ou les oreilles, il est plus grognon ou plus excité, il ne veut plus jouer ou pleure plus facilement… Les changements de comportement peuvent être les signes d’une fatigue.

Certains enfants luttent parfois contre le sommeil, car ils sont en train de jouer, ils préfèrent explorer et découvrir que de dormir. C’est pourquoi le travail d’observation est essentiel. Gérer les individualités en collectivité demande une véritable souplesse de la part de l’équipe de professionnels.

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